• LA VALEUR DE LA FAMILLE "AUJOURD'HUI"

    LA VALEUR DE LA FAMILLE  "AUJOURD'HUI"

    Il se dit beaucoup, ces temps-ci, que le lien conjugal est fragilisé. C'est incontestable, et il me semble que l'un des grands chantiers, qui s'ouvre devant nous est d’œuvrer à sa consolidation.

    C'est très bien de vouloir privilégier le lien parental, quand le lien conjugal est entamé, mais c'est un pis-aller. Il ne faut pas oublier que, quand les parents s'entendent mal, les rapports avec les enfants ne sont pas facilités, bien au contraire, parce que le lien parental est soutenu, nourri et enrichi par le lien conjugal. Rappelons qu'un père divorcé sur deux, ne voit pratiquement plus ses enfants.

    Comment, concrètement, aider les couples à construire dans la durée? Il y a beaucoup à faire pour que les conjoints soient moins isolés, qu'ils apprennent à communiquer, qu'ils inventent un art de vivre ensembles. Et pour y parvenir, ils ont besoin non seulement de toutes leurs aptitudes psychologiques, mais aussi et surtout de ressources spirituelles. Ce sont celles-ci qui aideront à pardonner, à surmonter le découragement, à dire les choses qui coûtent. Trop souvent les couples ont peur, peur de l'autre, peur de se parler, peur de la vérité. Le lien conjugal n'est pas seulement privé. Il passe par des mouvements, des associations, des communautés paroissiales vivantes, un encadrement de jeunes, des relations entre les générations, avec des parents, etc... Il est même soutenu par le lien parental, car le désir de transmettre le renforce. Aussi le lien conjugal n'est-il pas seulement d'ordre affectif ou psychologique. Il se construit aussi par son oeuvre. Il ne faudrait pas aller trop loin dans l'idée que la dimension institutionnelle du mariage a disparu. D'une part parce que nos relations ont besoin, pour leur stabilité, de points d'appui autres qu'affectifs ou psychologiques; d'autre part parce que les liens de parenté comme le lien conjugal n'existent pas sans lois, explicites ou implicites, sans références à une forme de vie, dans l'ouverture au regard - et même au droit de regard - d'autrui. Favoriser la conscience de ces médiations, comme tout ce qui se tient entre les partenaires, contribuerait à rendre les liens moins aléatoires.

    Souhaitons, que la société invente de nouveaux modes de présence quand les deux parents travaillent. Que les pères acceptent de rentrer plus tôt le soir, par exemple... Souhaitons aussi, que chaque parent tienne le rôle qui lui revient. Il n'est pas évident que les parents soient totalement substituables. Je me demande si parfois on ne refuse pas de voir la réalité: la présence maternelle n'est pas la présence paternelle. Il y a une différence de relation, de fonction.

    Quant aux "foyers monoparentaux", leur difficulté est de préserver, dans la parole, la place de celui qui manque. Même souci pour les familles dites recomposées. Le second époux, ou la seconde épouse ne doit pas chercher à prendre la place du parent manquant.

    "C'est la vérité qui aide, pas le silence ou l'oubli".

    Orianne

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